Base camp Orny – 07/2026

Base camp Orny – 07/2026

Même pas deux semaines après le camp alpi au Plan de l’Aiguille, nous voilà repartis pour quatre jours de bivouac au pied du glacier d’Orny. On bivouaque pour la plupart à Champex, au pied du télésiège, puis décollage à 8 h jeudi matin par la première benne (et hop, 600 m d’économisés).

Après avoir réservé les quelques emplacements de bivouac, presque plats et sans cailloux, on se divise en plusieurs groupes pour aller découvrir le coin : courtes grandes voies équipées sur le beau granit de l’Aiguille de la Cabane pour certains, et psychobloc au lac d’Orny pour d’autres (attention à la zipette pour ne pas finir dans l’eau glacée, n’est-ce pas Lorenzo ? 😄).

Le lendemain, départ aux aurores : il y a de la marche au programme ! Seulement 2 h d’approche pour les plus chanceux, jusqu’à 4 h, voire plus, pour d’autres (en même temps, ça n’aide pas quand on se trompe de voie 😄).

Malheureusement, certains passages sont devenus impraticables en raison des fortes chaleurs et, dans ce coin un peu moins fréquenté du massif du Mont-Blanc, difficile de savoir si ça passe sans aller voir… Pour notre part, tout roule : on se dore la pilule sur la demi-traversée des Aiguilles Dorées et on a même le temps de gravir l’Aiguille Javelle par toutes ses faces (une affreuse renfougne à l’ancienne ou un super 6b en dulfer ? Faites votre choix 😄).

Retour au camp dans la soirée, plus ou moins dans les temps. C’est l’heure de la soupe, des pâtes 3 min et de se raconter nos aventures de la journée. Ensuite, on forme les cordées du lendemain avant d’aller se glisser dans nos duvets pour une courte nuit bien méritée.

Vendredi, c’est le début de l’épidémie (et ça rime en plus 😄). Louce a vomi toute la nuit, Alex n’est pas beaucoup mieux et même le grand Nico n’est pas dans son assiette… Dans notre team, tout le monde va bien, alors on part pour l’arête Sud de l’Aiguille sans Nom. Certains l’ont déjà faite la veille, donc on a toutes les infos : on ne perd pas de temps, ça déroule !

Dernier jour, on se permet de décaler un peu le réveil. On débriefe au soleil et on discute du changement climatique et de ses répercussions sur la montagne. Ensuite, on plie les affaires et on part grimpouiller pour quelques heures : couenne, traversée au-dessus du lac, grandes voies… Mention spéciale à Périne, dont la cheville n’a pas survécu à la descente… On espère que la pizza post-hôpital était bonne !

PS : méfiez vous de l’eau du glacier, ils n’ont pas seulement été 3 à en subir les conséquences…

Alicia


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